Cette première monographie exhaustive consacrée à Mitchell Anderson retrace l'ensemble de son œuvre multiforme depuis le début des années 2010.
L'ouvrage comprend un entretien avec l'artiste
Lorenza Longhi sur le processus créatif d'Anderson et sur le fait que « les choses non résolues sont passionnantes », un essai de synthèse rédigé par Geraldine Tedder, commissaire et directrice de la Kunsthalle Winterthur, ainsi qu'un essai de l'artiste norvégien et écrivain
Matias Faldbakken, qui se concentre sur l'écriture et la pratique vidéo d'Anderson.
La démarche artistique de Mitchell Anderson s'empare de matériaux culturels variés, cherchées, ou trouvées. Encaustique, broderie, écriture forment un registre de techniques sur lequel il s'appuie pour traduire et structurer ses sources. Dans leur usage récurrent de couleurs, de symboles et d'encryptions, les objets produits explorent la manière dont les signes, leur circulation et leur accumulation, normalisent une culture, ses pratiques et ses valeurs. Par-delà la nature marchande des choses, les œuvres de l'artiste se présentent de façon généreuse au regard, autorisant des interprétations plurielles. Celles-ci pointent les contradictions inhérentes à la construction d'un environnement partagé, public ou démocratique. Sensible au contexte, l'œuvre d'Anderson invite à parler des objets, de leurs histoires résiduelles, de leurs potentiels latents, imposant au discours de l'art contemporain une confrontation avec sa propre complicité.
Né en 1985 à Chicago, Mitchell Anderson vit à Zurich où il dirige l'espace artistique Plymouth Rock depuis 2014. Il a notamment exposé au
Centre d'Édition Contemporaine, à Genève (2026) ; au Helmhaus de Zurich (2025) ; au
MAMCO de Genève (2023) ; à la Fondazione Converso de Milan (2019) ; et à la Kunsthalle Friart de Fribourg (2017). Avec Daniel Baumann, il a été commissaire de la Biennale de Zurich en 2023 et 2025. Il contribue par ailleurs régulièrement à des publications artistiques internationales.