Un solo d'improvisations et d'écritures de Lionel Garcin (au saxophone soprano) inspiré par l'écoute de milieux naturels et construit sur l'exploration des possibilités harmoniques de l'instrument.
Chacune de ces pièces est une manière de garder en mémoire une expérience d'écoute qui aurait pu autrement rester volatile : une cigale toute proche, un geai caché dans une combe, un concert de
John Tilbury, le vent, ou parfois l'émergence d'une nouvelle possibilité instrumentale.
Stimulée par l'écoute de milieux naturels, c'est une tentative de retrouver un geste musical sous-tendu par une dialectique de la densité et du silence ayant un lien organique au temps et à l'espace.
Ce solo d'improvisations et d'écritures s'est aussi construit à partir d'un travail de cartographie des sons multiples du saxophone liée à la structure des harmoniques.
Autre qu'une transcription d'objets sonores il s'agit de vivre dans le corps la résonance d'un moment d'écoute et comment elle entre en interaction avec cette recherche d'une grammaire des doubles sons.
Lionel Garcin est un saxophoniste improvisateur français.
Collaborateur de longue date de
Barre Phillips, du trio (avec Émilie Lesbros) au grand ensemble (EMIR et EMIR danse), il a joué dans les groupes NOP
Frantz Loriot, Le Concert Perché avec Laurent Charles, Two Level Lunch avec E. Cremer, Domininic Lash et Alex Ward, The bridge #12 avec Christian Pruvost, David Boykin, Nicole Mitchell et Christophe Rocher. On a pu aussi l'entendre aux côtés de
Lionel Marchetti, Benjamin Duboc, Hamid Drake, Claude Tchamitchian ,
Daunik Lazro, Éve Risser, Catherine Jauniaux, Guillaume Orti, Frank Lowe, Ramon Lopez, Bernard Santacruz, Michael Zerang,
Isabelle Duthoit, Frédérique Cambreling, Sylvain Lemêtre, Grégoire Simon, Alain Joule, Jean-Pierre Jullian, Adrien Dennefeld, Rémi Charmasson,
Christine Wodrascka,
Thierry Madiot, Stéphane Oliva, Marc Siffert,
Michael Nick, Raymond Boni,Guillaume Viltard, Denis Fournier,
Jean-Luc Cappozzo, Remi Charmasson, Phillippe Deschepper,
Luc Bouquet...
« La matière sonore, c'est un peu sa matière première, sa glaise, son bloc de marbre… Son instrument, c'est le saxophone. Un instrument à vent, soi-disant. Mais dont il sait exploiter toutes les facettes sonores. Certaines, parfois même assez inattendues… Le saxophone l'emmène le plus souvent sur le versant jazz de la musique ; les sons qu'il tire de ses instruments et ses rythmiques si particulières le situeraient plutôt du côté des recherches acoustiques chères à la musique contemporaine. »
J-M Lecarpentier