flux RSS (nouvelles parutions)
 



version française / english version
Mongkut
Arin Rungjang [tous les titres]
Jeu de Paume [tous les titres] Monographies [tous les titres]
Arin Rungjang Mongkut
Texte d'Erin Gleeson ; entretiens d'Arin Rungjang avec Woralak Sooksawasdi Na Ayutthaya et Pierre Baptiste.

Conception graphique : Thomas Bizzarri & Alain Rodriguez.

Coédité par le Jeu de Paume, Paris, et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux.
paru en mars 2015
édition bilingue (français / anglais)
15 x 21 cm (broché)
64 pages
14.00 €
ISBN : 978-2-87721-223-6
EAN : 9782877212236
en stock
 
Basé sur une installation vidéo et sculpturale de l'artiste thaïlandais Arin Rungjang (conçue dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC), cet ouvrage dresse un récit intentionnellement novateur mais partial de l'histoire de la souveraineté de la Thaïlande.
Dans le cadre de la programmation Satellite 8, Arin Rungjang évoque les relations franco-siamoises qui se sont nouées pendant les règnes concomitants du roi Rama IV (1851-1868) et de l'empereur Napoléon III (1852-1870), une période marquée par l'expansion du colonialisme européen dans la majeure partie de l'actuel Sud-Est asiatique. Le Siam demeura le seul pays de la région à échapper à l'expansionnisme colonial, ce qui est aujourd'hui en Thaïlande à la fois source de fierté et de débats. Lors d'un épisode peu connu de l'histoire diplomatique, Rama IV, appelé Mongkut (qui signifie « couronne » en thaï) en Occident, fit réaliser une copie de sa propre couronne pour l'offrir à Napoléon III. L'ambassade siamoise qu'il dépêcha devant l'empereur lui remit la réplique lors d'une cérémonie officielle organisée au château de Fontainebleau le 27 juin 1861.
Avec Mongkut, installation vidéo et sculpture, Arin Rungjang axe sa recherche sur la couronne, l'une des formes symboliques vénérées des Thaïlandais. La démarche de Rungjang superpose avec sensibilité strates publiques et privées, passé et présent, original et copie, nous présentant un récit intentionnellement novateur mais partial de l'histoire de la souveraineté de la Thaïlande.
Publié à l'occasion de la double exposition éponyme à la Maison d'Art Bernard Anthonioz, Nogent-sur-Marne, dans le cadre de la programmation hors les murs du Jeu de Paume, du 19 mars au 17 mai 2015, et au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 29 mai au 6 septembre 2015.

Depuis 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. En 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement la huitième édition de ce programme d'expositions, assuré depuis sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland et Nataša Petrešin-Bachelez).
Intitulé « Rallier le flot », ce nouveau cycle confié à Erin Gleeson présente un choix de travaux issus de la scène artistique de l'Asie du Sud-Est à travers quatre expositions monographiques. Il regroupe les artistes Vandy Rattana (Cambodge), Arin Rungjang (Thaïlande), Khvay Samnang (Cambodge) et Nguyen Trinh Thi (Vietnam), dont la pratique s'ancre dans un patrimoine complexe d'occupations et de censures culturelles et historiques, mais n'en œuvre pas moins en résistance à cet héritage.
Chaque exposition est accompagnée d'une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l'occasion de chaque édition, cette série d'ouvrages s'offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
Arin Rungjang est né en 1975 à Bangkok, où il vit et travaille. En 2002, il achève son cursus à la faculté des beaux-arts de l'université Silpakorn, au cours duquel il a effectué une année d'études dans l'atelier de Christian Boltanski à l'École des beaux-arts de Paris, en 2000. Il s'est fait connaître par ses relectures historiques virtuoses qui recoupent la petite et la grande histoire, la multiplicité des époques, des lieux et des langues. Il s'intéresse plus particulièrement à des aspects méconnus de l'histoire thaïlandaise et à leurs résonances avec le présent des lieux et des contextes où il déploie sa pratique. Les objets susceptibles de réunir des événements éloignés dans le temps et dans l'espace occupent une place centrale dans sa recherche. Parmi ses expositions récentes, on notera « The Way Things Go », Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, États-Unis (2015), « Parasophia », Festival international de la culture contemporaine de Kyoto, Japon (2015), « Streamlines », Deichtorhallen Hamburg, Hambourg, Allemagne (2015), « Signature Art Prize Finalists Exhibition », Singapore Art Museum, Singapour (2015), « FIELDS: An Itinerant Inquiry Across the Kingdom of Cambodia », SA SA BASSAC, Phnom Penh, Cambodge, et ST PAUL ST Gallery, Auckland, Nouvelle-Zélande (2014), « Golden Teardrop », Pavillon thaïlandais, 55e Biennale de Venise, Italie (2013) et « All Our Relations », 18e Biennale de Sydney, Australie (2012).