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L’Arcadia Center
Ben Thorp Brown [tous les titres]
Jeu de Paume [tous les titres] Monographies [tous les titres]
Ben Thorp Brown L’Arcadia Center
Textes de Ben Thorp Brown, Laura Herman, Sylvia Lavin.

Conception graphique : Groupe CCC.

Coédité par le Jeu de Paume, Paris, et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux.
paru en juillet 2019
édition bilingue (français / anglais)
15 × 21 cm (broché, sous jaquette tansparente)
64 pages (7 ill. coul.)
14.00 €
ISBN : 978-2-87721-246-5
EAN : 9782877212465
en stock
 
Dans le cadre du « Nouveau Sanctuaire », la programmation Satellite 12 organisé par le Jeu de Paume et le CAPC, l'artiste américain Ben Thorp Brown met en exergue la notion d'empathie comme la capacité critique et l'expression de la sensibilité de l'homme face aux espaces occupés.
Dans le cadre du cycle « Le Nouveau Sanctuaire » de Laura Herman, la publication L'Arcadia Center accompagne l'exposition de Ben Thorp Brown qui propose une expérience architecturale inspirée à la fois par la mythologie antique et par les domaines de la psychologie et des neurosciences. Conçue comme un centre de bien-être en réponse aux évolutions politiques de notre époque, « L'Arcadia Center » place l'architecture au croisement de l'empathie, du soin et de la survie. Dans ce sanctuaire arcadien, les habitants peuvent jouir d'une existence aussi idyllique qu'intemporelle, les incitant à retisser des liens avec les personnes, les animaux et le monde naturel.
Tournée dans la VDL Research House II, construite par Richard Neutra près du Silver Lake à Los Angeles, la vidéo Cura présentée dans l'exposition donne vie aux principes développés par l'architecte austro-américain qui considérait l'architecture comme un outil thérapeutique, chaque élément environnemental devant être soigneusement conçu pour susciter une réponse sensorielle et émotionnelle particulière.
Au travers d'une conversation entre Ben Thorp Brown et Laura Herman ainsi que d'un essai de Sylvia Lavin, théoricienne de l'architecture, cet ouvrage éclaire la notion d'empathie comme faculté critique et comme expression de notre perception des espaces que nous habitons.
Publié à l'occasion des expositions éponymes au Jeu de Paume, Paris, du 18 juin au 22 septembre 2019, et au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 20 juin au 22 septembre 2019.

Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). En 2019, elle est également présentée au Museo Amparo de Puebla (Mexique). Chaque exposition est accompagnée d'une publication imaginée comme une carte blanche au commissaire et aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l'occasion de chaque édition, cette série d'ouvrages s'offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.
Intitulée « Le Nouveau Sanctuaire » la douzième édition de la programmation Satellite, confiée à Laura Herman, présente les propositions de Julie Béna, Ben Thorp Brown et Daisuke Kosugi qui étudient, du point de vue de leurs pratiques individuelles, la capacité qu'a l'environnement aménagé d'accueillir le corps et les sens, d'en prendre soin et de les investir. Comment l'espace détermine-t-il la façon dont nous nous sentons ? Basée sur l'idée d'un environnement menaçant et hostile, l'une des définitions fondamentales de l'architecture est de fournir un abri et un certain confort au corps humain. L'idée répandue de l'habitation comme « peau de substitution » nous vient de l'architecte allemand du XIXe siècle Gottfried Semper qui décrivait l'enclos de l'animal, fait de peaux et de feuillages, comme l'origine de l'espace architectural « privé ». Aujourd'hui, cette conception de l'architecture comme spatialité enveloppante – le désir moderne d'offrir un lieu de refuge – n'est plus opérante. Si nous devons reconsidérer l'architecture comme le point de rencontre entre différentes références culturelles, différentes pratiques, différents rituels, désirs et besoins, comment imaginer un sanctuaire adapté au monde actuel ?

Laura Herman est diplômée du Centre for Curatorial Studies du Bard College (CCS Bard, 2016), à New York, et titulaire d'un master de littérature moderne comparée. Laura est curatrice pour La Loge, un espace bruxellois dédié à l'art contemporain, à l'architecture et à la théorie. Elle est rédactrice pour De Witte Raaf, revue d'art bimensuelle distribuée en Belgique et aux Pays-Bas. Ses critiques et essais ont notamment paru dans Mousse, Frieze, Spike Art Quarterly, et elle a organisé des expositions et des événements comme « Natural Capital (Modal Alam) » au BOZAR, à Bruxelles ; « Third Nature » au Hessel Museum, à New York ; « Definition Series: Infrastructure » au Storefront for Art and Architecture, à New York et « Wild Horses & Trojan Dreams » chez Marres, à Maastricht.

Sylvia Lavin est une critique, historienne et théoricienne de réputation internationale. Son travail explore les limites de l'architecture sur un large spectre historique. Lavin est professeure d'architecture à Princeton University et est titulaire d'un doctorat du département d'art et d'archéologie de Columbia University. Elle est notamment l'autrice de Kissing Architecture (Princeton University Press, 2011), de Form Follows Libido: Architecture and Richard Neutra in a Psychoanalytic Culture (MIT Press, 2005) et de The Flash in the Pan and Other Forms of Architectural Contemporaneity (AA Publications, 2015). Elle a été commissaire de plusieurs expositions, notamment de l'exposition itinérante « Everything Loose Will Land, Art and Architecture in Los Angeles in the 1970s » (2013), d'« Exhibition Models » (Biennale d'architecture de Chicago, 2017) et d'« Architecture Itself and Other Postmodernist Myths » (Centre canadien d'architecture, Montréal, 2019).
Les vidéos, les sculptures ou encore les performances de Ben Thorp Brown (né en 1983 à New York, vit et travaille à Brooklyn) abordent les effets des changements économiques, environnementaux et technologiques actuels.
Ses œuvres ont été présentées dans les expositions Greater New York, au MoMA PS1 et Chance Motives au SculptureCenter de New York. Il est titulaire d'une licence obtenue au Williams College, d'un master d'arts plastiques effectué à la School of the Art Institute de Chicago, et il a suivi le programme d'études indépendant du Whitney Museum à New York.