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Enragée de Nanterre – ou Le mensonge intime
Angéline Neveu [tous les titres]
Les presses du réel – domaine Littérature [tous les titres] – collection Al Dante [tous les titres]
Angéline Neveu Enragée de Nanterre ou Le mensonge intime
Edité par Laurent Cauwet.
Préface de Sylviane Gouirand.
Entretien avec Angéline Neveu par Jacques Donguy.
2019 (parution prévue au 2e trimestre)
édition française
12 x 17,5 cm (broché)
240 pages (ill. n&b)
17.00 €
ISBN : 978-2-37896-059-9
EAN : 9782378960599
à paraître
 
Angéline Neveu se raconte et offre un témoignage sur l'époque des années 1960-70 et ses bouleversements, dans laquelle une femme mène ses propres luttes pour obtenir son autonomie par rapport à sa famille, mais aussi par rapport au sexe, aux hommes, au travail.
Alors
je pris la décision
d'aller
jusqu'au bout
du chemin.
J'ai été
un être mentalement
malade
en contact avec
les forces négatives,
les forces de destruction.
Depuis mes onze ans,
mon amant
de toujours
fut le Néant.
Angéline Neveu (1946-2011) est une poétesse et performeuse française. Unique membre féminin du groupe des Enragés de Nanterre en 1968, elle fut également proche des Situationnistes Christian Sébastiani et Gianfranco Sanguinetti.
Dès le début des années 1970, elle publie dans diverses revues de l'underground poétique dont, parmi les principales : Le parapluie (la revue de Henri-Jean Enu), Zone, Exit, Bunker et Doc(k)s de Julien Blaine. Grâce à Enu, elle publie son premier livre : Synthèse, en 1976 – puis ça sera Lyrisme télévisé (1981), Rêve (1982), Je garderai la mémoire de l'oubli (livre-cassette, 1984). En 1985, un hommage lui est rendu à Paris, au centre George Pompidou. Un livre lui est alors dédié, nommé Désir. Sur invitation de Julien Blaine, elle ouvre et dirige la collection « Unfinitude » de poésie texto-visuelle photocopiée, qui sera l'une des principales aventures de copy-art en France (éditions Nèpe, 1979-1984).
Elle voyage, multiplie les interventions performatives, participe à de nombreux festivals (dont Polyphonix), rencontre – et se lie d'amitié avec – Orlan, Jean-François Bory, Jacques Donguy, Charles Dreyfus, Hubert Lucot, Françoise Janicot… Et va à New York où elle se rapprochera d'Olga Adorno et Jean Dupuy
Parallèlement, ses addictions multiples l'obligent à de récurrents passages dans des hôpitaux, pour overdose, extrêmes fatigues et autres crises. Elle revient en France, puis repart de nouveau : New York, le Maroc, l'Inde – où la pratique des drogues se calque sur une pratique de la spiritualité – et enfin Québec, où elle s'installe définitivement.
Elle ne cesse d'écrire et publie plusieurs livres de poésie (aux Écrits des Forges, éditeur à Trois-Rivières) : Le vent se fie au vent (coédité avec Le Graal, 1994), Éclat redoublé (2002), Âme sauvage (2004) et Tentation(s) (2009). Elle décède des suites d'un cancer, à Montréal, en octobre 2011.