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Spillovers
Bruno Serralongue [tous les titres]
Cneai [tous les titres]
Bruno Serralongue Spillovers
paru en 2005
19,5 x 25,5 cm (25,5 x 180 cm déplié)
80.00 €
ISBN : 978-2-91248-327-0
EAN : 9782912483270
en stock
 
Le premier livre d'artiste de Bruno Serralongue, consistant en un dépliant de 6 mètres de long, documentant (photos et texte) la première phase du Sommet Mondial sur la Société de l'Information, organisé par l'ONU, qui s'est déroulée à Genève du 10 au 12 décembre 2003. Sur les 20 feuillets du leporello, Bruno Serralongue présente un ensemble inédit de photographies réalisées pendant le sommet ainsi qu'un texte qui cite de large passages des textes officiels adoptés par les chefs d'Etats mis en relation avec des articles publiés dans la presse.
Leporello en offset couleurs dans emboîtage étui cartonné blanc.
Edition limitée à 300 exemplaires.
Situé entre photographie et arts plastiques, le travail de Bruno Serralongue (né en 1968 à Châtellerault, vit et travaille à Paris) interroge les conditions concrètes de production, de diffusion et de circulation de l'image médiatique, ses usages et son statut.
Bien qu'il recourt aux procédures professionnelles du photojournalisme, Serralongue est le commanditaire de ses propres reportages. Son protocole consiste à sélectionner ses sujets à partir des informations diffusées dans les médias (journaux, internet, mais aussi télévision et radio) avant de parcourir le monde au gré de son intérêt pour les événements qu'il a repérés. Au-delà de l'événement et du fait en tant que tel, ses images (et ses textes) se concentrent sur les interstices de l'information, sur ce qui se passe à la périphérie, dans les coulisses. Les sujets sont abordés avec un traitement spécifique de l'image, notamment grâce à la précision détaillée de la chambre photographique, utilisée pour la photographie d'art (Thomas Ruff et l'Ecole de Düsseldorf), d'architecture ou de mode.
Une approche artistique de l'image documentaire qui remet en question l'auto-suffisance supposée de l'art autant qu'elle se démarque de la « photographie plasticienne », en développant une critique du statut de l'image d'actualité héritée de l'art conceptuel et des stratégies interventionnistes du début des années 1990.