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Poëmes vulgos
Julien Blaine [tous les titres]
Al Dante [tous les titres] Poésie & littérature [tous les titres]
Julien Blaine Poëmes vulgos
paru en octobre 2007
édition française
28 x 36 cm (relié)
288 pages (ill. coul.)
39.60 €
ISBN : 978-2-84761-960-7
EAN : 9782847619607
en stock
 
Somptueuse et imposante, une anthologie en couleur consacrée aux travaux de l'un des initiateurs français de la performance et de la poésie visuelle. L'album réunit divers procédés composant un alphabet de poésie sémiotique dans une lignée post-concrète, où lettres et mots côtoient signes, dessins, photographies…
Un magnifique album, haut en couleurs, par l'inventeur de la poésie élémentaire, où l'écriture poétique s'enrichit de tous les signes, de toutes les images que les yeux du poète ont su lire, pour créer un alphabet aussi immense que le monde…
Julien Blaine, l'un des initiateurs, en France, de la performance et de la poésie visuelle, propose, dans ce très bel album, une poésie sémiotique dans une lignée post-concrète, où lettres et mots côtoient signes, dessins, photographies… se construit ainsi un nouvel alphabet en constante mutation, dans la recherche d'une relation au présent toujours plus juste… Car pour Julien Blaine, la poésie s'expérimente et se réinvente à chaque instant.
Dès le début des années 1960, Julien Blaine (né en 1942, à Rognac, vit et travaille à Marseille) propose une poésie sémiotique qui, au-delà du mot et de la lettre, se construit à partir de signes de toutes natures. Forcément multiple, il se situe à la fois dans une lignée post-concrète (par son travail de multiplication des champs sémantiques, en faisant se côtoyer dans un même espace des signes – textuels, visuels, objectals – d'horizons différents) et post-fluxus (dans cette attitude d'une poésie comportementale, où est expérimentée à chaque instant la poésie comme partie intégrante du vécu). Mais avant tout, la poésie s'expérimente physiquement : elle est, d'évidence, performative. Ses performances sont nombreuses, qui parfois le mettent physiquement en péril (Chute, en 1983, où il se jette du haut des escaliers de la gare Saint-Charles à Marseille : violence de cette dégringolade incontrôlable, et la réception, brutale, au sol, quelques centaines de marches plus bas… puis Julien Blaine met son doigt sur la bouche et, sous l'œil d'une caméra complice cachée parmi les badauds médusés, murmure : « chuuuuut ! »). Mise en danger du corps, et mise en danger du poète, qui toujours oscille entre grotesque et tragique, dans une posture des plus fragile, car « le poète aujourd'hui est ridicule ». Performances, livres, affiches, disques, tract, mail-art, objets, films, revues, journaux… sa production est multiple, mêlant éphémère et durable, friable et solide. Pas un outil, un médium qui ne lui échappe. Mais rien qui ne soit achevé, arrêté. Car pour Julien Blaine la poésie est élémentaire, tout ce qu'il produit est fragment, indice d'un travail toujours en cours, document d'un chantier poétique à chaque instant renouvelé. Tous ces « résidus » doivent être lus en soi et en regard de ce qui nous entoure.

Voir aussi Julien Blaine, Bernard Heidsieck & Jean-Jacques Lebel.