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Collective Memory – 70-85
Mustapha Akrim [tous les titres]
Kulte Editions [tous les titres]
Mustapha Akrim Collective Memory 70-85
Conception graphique : Yasmina Naji et Kenza Benbouchaib.
paru en décembre 2015
édition trilingue (français / arabe / anglais)
14,5 x 21 cm (5 livrets détachables)
24 pages (ill. coul.)
15.00 €
ISBN : 978-9954-36-676-9
EAN : 9789954366769
en stock
 
Avec Collective Memory, Mustapha Akrim s'approprie l'un des médias les plus répandus de la culture visuelle officielle post-coloniale, le billet de banque. Ses réadaptations artistiques du dirham marocain ont pour objet de souligner les relations en jeu entre représentations visuelles et représentations politiques.
« A travers sa récente série de peintures et de dessins inspirées du dirham marocain, Akrim choisit de mettre en perspective la représentation du travail et l'iconographie étatique post-coloniale dont la monnaie est un emblème. Extraire les archives du passé officiel pour proposer de nouvelles représentations de l'avenir ; questionner le caractère massif de la production de la monnaie dont les identités visuelles éphémères existent partout en grand nombre (même si elles ne sont pas souvent vues ou connues). Et inviter le spectateur à observer ces répliques et reconstitutions de monnaie désormais hors circulation qui seraient retenues de l'histoire.
C'est ainsi que Mustapha Akrim s'approprie l'un des médias les plus répandus et largement diffusé de la culture visuelle officielle, les billets de la banque du Maroc. Comme le note la politologue Wambui Mwangi, la monnaie a longtemps fonctionné comme support de propagande ou de publicité pour l'Etat, surtout à des moments clés de l'histoire, comme dans les premières décennies qui ont suivi les indépendances ou à la suite de changements politiques majeurs. Ainsi, l'enjeu des adaptations de l'artiste consiste à se demander comment la représentation visuelle affecte la représentation politique et vice versa. Mais il s'agit également de penser ce qui affecte la conscience et la mémoire collectives, et de se demander comment les éphémères du passé peuvent rendre possible de nouvelles représentations du présent et de l'avenir. »
Emma Chubb
Mustapha Akrim (né en 1981 à Salé, Maroc, vit et travaille à Rabat) est diplômé de l'Institut national des beaux-arts de Tétouan. Ses installations interrogent le rapport à la citoyenneté, au droit, au travail, pour donner à voir au spectateur une autre lecture de l'histoire sociale, politique et économique. Figure de la génération 00, il participe au développement d'un nouveau langage qui redéfinit les bases expressives des arts plastiques marocains.